« Laissez-moi crever, je n'ai plus envie de rien, je n'ai plus envie d'avancer. J'ai trop mal, je n'en peux plus. Me lever tous les matins avec cette douleur est insupportable. J'mange à peine, je pleure tout le temps, j'ai les yeux défoncés, je suis vide. Je n'en peux plus de cela, c'est trop. Vous ne pouvez pas m'aider c'est impossible. J'y ai cru, tellement cru, la chute est dure, trop dure.
J'ai beau sourire devant vous, rigoler. Vous pensez que je vais bien ? Sérieusement c'est tellement facile avec vous... Un simple "ouais ça va" et vous tombez dans le panneau... Non ça ne va pas, non ça ne va pas s'arranger. Je coule, je m'effondre, j'reste au fond du gouffre. Je ne remonterai pas, je n'en ai pas la force. Je n'ai plus rien, tout ce qu'il me reste c'est ma peine et mes larmes. J'pourrai prendre une lame et me tailler les veines pour avoir mal mais rien ne serait assez douloureux pour enlever la douleur que j'ai au c½ur. Les douleurs physiques s'en vont avec le temps, celles mentales restent. Elles te bouffent le cerveau, tes pensées, le c½ur. T'essayes de lutter mais tout te reviens. Premier je t'aime, tous les délires, son sourire, ses yeux, son visage, sa façon de parler, tout. Vous ne pouvez pas comprendre, vous ne savez pas ce que je ressens... Il n'y a aucun mot pour expliquer l'envie de partir que j'ai. Arrêtez de vouloir me faire sourire, je n'y arrive pas. Ce ne sont que des sourires forcer que je vous donne et j'ressens un pincement au c½ur en le faisant.
Je n'en peux plus, j'veux arrêter de penser, j'veux arrêter tout ça. Je ne comprends rien. Là seule chose que je sais c'est que je crève à petit feu. "Tu vas y arriver, tu es forte..." à croire que vous ne me connaissez pas. Je n'y arriverai pas et je suis tout sauf forte, ce n'est qu'une image donnée aux gens. Personne ne me connaît, vous ne savez pas comment je suis en vrai... Vous ne connaissez que l'image que je donne de moi, "je me fous de ce que l'on pense de moi, garçon manqué". Nan, vraiment, vous ne me connaissez pas. Je me sens inutile, invisible. Je me dis que si je n'étais pas là rien ne changerai, j'aimerai disparaître. Quelques temps.
Dans tous les cas je souffre, je n'en peux plus. Tous les jours ce dire que c'est fini, il n'y aura plus rien, tu as tout perdu, tout, absolument tout, c'est invivable. De l'autre côté tu ne peux pas partir, ils restent des personnes qui tiennent à toi, qui croient en toi. Je reste pour elles, je me lève pour elles.
Vous savez, j'étais heureuse. J'étais bien. Maintenant je ne suis plus que débris, il ne reste rien à l'intérieur. Seulement un vide, une douleur qui me broie le c½ur, qui l'écrase. Si je pouvais m'arracher le c½ur je le ferai.
Evidemment je pourrai vous dire que ce texte ne sert à rien, mais pour moi si. J'me suis exprimée. C'est tout ce dont j'avais besoin. Après lisez ou non, qu'importe c'est votre vie. »



